Le style Directoire
Ce style couvre une période étendue du 1789 à 1804, et est également nommé "style Messidor". La Révolution et la loi Le Chapelier ayant annulé en 1791 toutes les corporations et leurs règles restrictives, chacun peut désormais s'installer à son compte et produire ses créations artistiques sans contraintes. Paradoxalement, peu de nouveautés apparaissent, et la production mobilière de ces années semble poursuivre les créations découlant directement du style néo-classique Louis XVI. Cependant, on note une caractéristique décorative répétitive : le losange sculpté, dans lequel est inséré une palmette ronde.
C’est une période aux mœurs quelques peu austères. La conséquence sur la production artistique est un renforcement de l’inspiration de l'Antiquité Gréco-Romaine, dont les lignes accentuent les formes géométriques.
Sous le consulat, (coup d'état du 9 novembre 1799), le premier consul Napoléon Bonaparte entend dicter ses choix en ce qui concerne les arts et leurs productions.
Si le style Directoire perdure de même que les éléments inspirés de l'Antiquité, certaines nouveautés voient le jour comme les pieds en jarrets pour le mobilier. En réalité, on trouve les premiers balbutiements du style Empire, surtout à partir du retour de la Campagne d'Egypte. Avec le retour d'Egypte, prend naissance un certain nombre de meubles à décor nouveau et gracieux, production limitée dont l'ameublement de Madame Récamier est un bel exemple.
L'utilisation de l'acajou domine, massif ou en placage, toujours admirablement mis en valeur par les frères Jacob. On emploie également d'autres matériaux tels que l'acier poli ou le fer.
Les manufactures de porcelaine de Sèvres et de Paris sont très actives, avec des tons pastels, des bleus, des verts, des roses, des rouges et l'or.


